Logiciel de sauvegarde ou service managé ?
Le prix affiché d'un logiciel de sauvegarde est rarement son coût réel. Infrastructure, maintenance, tests, supervision : le total dépasse souvent ce que coûte un service managé équivalent.
Les logiciels de sauvegarde proposent un modèle économique apparent simple : vous achetez des licences par workload ou par volume, et vous déployez la solution sur votre infrastructure. Le coût de la licence est visible et maîtrisable. Ce qui ne l'est pas, c'est tout ce qui vient ensuite.
Un service de sauvegarde managé fonctionne différemment : vous payez un abonnement qui couvre l'infrastructure, la maintenance, la mise à jour, la supervision, et souvent le support. Le coût mensuel est plus élevé en apparence. Le coût total sur trois ans est souvent inférieur.
Les coûts cachés du logiciel auto-hébergé
Déployer un logiciel de sauvegarde requiert d'abord un serveur dédié, correctement dimensionné pour le volume à sauvegarder et les performances attendues. Ce serveur doit être redondant, sinon une panne arrête toutes les sauvegardes. Il doit rester à jour, car le logiciel de sauvegarde est lui-même une surface d'attaque. Et il faut quelqu'un pour recevoir les alertes et agir.
Vient ensuite le stockage. La licence logicielle n'inclut pas le stockage, qui se facture séparément : baies de disques locales, stockage objet en nuage, ou les deux pour respecter la règle 3-2-1. Le coût du stockage croît avec le volume de données et la rétention. Sur un an, ce poste peut représenter plusieurs fois le prix de la licence.
La maintenance du serveur de sauvegarde lui-même est souvent sous-estimée. Les mises à jour du logiciel, les patches du système d'exploitation, la rotation des certificats, la gestion des comptes de service : autant de tâches qui requièrent une compétence et du temps. Quand le serveur de sauvegarde tombe en panne, c'est une urgence.
La charge opérationnelle invisible
La plus grande différence entre logiciel et service managé n'est pas dans les coûts directs, c'est dans la charge opérationnelle. Avec un logiciel auto-hébergé, votre équipe doit surveiller les jobs de sauvegarde, investiguer les échecs, tester les restaurations, mettre à jour la solution, et gérer les incidents. Cette charge est continue et incompressible.
Les tests de restauration sont particulièrement sous-estimés. Une sauvegarde non testée n'est pas une sauvegarde : vous ne savez pas si elle est exploitable tant que vous n'avez pas essayé de restaurer. Tester les restaurations de façon régulière et documentée prend du temps, requiert une procédure, et demande une traçabilité.
Avec un service managé, cette charge est transférée au prestataire. Votre équipe est alertée si une sauvegarde échoue, et elle peut déclencher une restauration sans avoir à intervenir sur l'infrastructure sous-jacente.
TCO sur 3 ans : ce qu'il faut inclure dans le calcul
- Licences logiciel et mises à jour majeures
- Serveur(s) dédiés à la sauvegarde : achat, amortissement ou location
- Stockage primaire et secondaire : local et/ou cloud, croissance incluse
- Temps homme pour l'installation initiale et les migrations de version
- Supervision et gestion des alertes (combien d'heures par mois ?)
- Tests de restauration documentés (fréquence, durée, compte-rendu)
- Gestion des incidents et des pannes de l'infrastructure de sauvegarde
- Formation des équipes sur les nouvelles versions
Quand le logiciel reste pertinent
Le logiciel auto-hébergé reste pertinent dans des cas précis : une organisation qui dispose d'une équipe infrastructure dédiée et compétente, qui a des contraintes de connectivité qui rendent le mode SaaS impossible, qui veut garder un contrôle total sur chaque composant de la chaîne, ou qui doit intégrer la sauvegarde dans des processus d'exploitation existants très spécifiques.
Pour la majorité des PME et ETI, le logiciel auto-hébergé crée une charge disproportionnée par rapport aux bénéfices. L'infrastructure de sauvegarde n'est pas un différenciateur compétitif : c'est une utilité. La traiter comme une utilité en confiant la charge opérationnelle à un service managé libère du temps et des compétences pour d'autres priorités.
Questions fréquentes
Un service managé est-il moins flexible qu'un logiciel auto-hébergé ?
Sur certains aspects, oui. Vous dépendez des fonctionnalités proposées par le service, vous ne pouvez pas modifier l'infrastructure sous-jacente, et vous êtes tributaire des mises à jour du prestataire. En contrepartie, vous ne gérez pas non plus les pannes, les mises à jour ou les tests. Pour la grande majorité des cas d'usage, les fonctionnalités d'un service managé couvrent les besoins sans que la flexibilité soit un critère déterminant.
Comment comparer un abonnement mensuel à un coût de licence ?
Calculez le TCO sur 3 ans pour les deux modèles, en incluant tous les postes listés ci-dessus. Affectez un coût horaire au temps homme impliqué dans la gestion du logiciel. Sur 3 ans, le service managé est presque toujours moins cher dès que la charge opérationnelle est correctement valorisée.
Kryolys propose-t-il des capacités de restauration granulaire comme un logiciel ?
Oui. Kryolys restaure à la granularité de l'e-mail, du fichier, du dossier ou du compte entier pour le SaaS, et par snapshot pour les machines. La restauration se fait depuis le tableau de bord, sans intervenir sur l'infrastructure de sauvegarde. C'est conçu pour que n'importe quel administrateur puisse restaurer sans formation spécialisée.
Kryolys est un service managé : 3 € HT par compte et par mois, 9 € HT par To sauvegardé et par mois pour une machine, facturée au volume. Aucun serveur à déployer, aucun stockage à acheter séparément, aucune mise à jour à gérer, et 365 jours d'historique inclus. La sauvegarde tourne, vous êtes alerté si quelque chose ne va pas, et vous restaurez depuis le tableau de bord. Le tout sur une sauvegarde souveraine pour les entreprises.
Un compte Microsoft 365, Google Workspace ou IMAP. Facturé au siège, quel que soit le volume sauvegardé.
- Mails, fichiers, agendas et contacts
- Snapshots datés, restauration ciblée
- 365 jours d'historique inclus
Une VM, un serveur ou un poste, agent léger inclus. Facturé au volume.
- Facturation au Go au-delà du premier To
- Restauration jusqu'à la machine entière
- 365 jours d'historique inclus
Un bucket S3 ou compatible, chez votre fournisseur ou chez vous. Facturé au volume, dès le plus petit bucket.
- Facturation au Go au-delà du premier To
- Restauration vers le bucket d'origine ou un autre
- 365 jours d'historique inclus
Le TCO réel dépasse souvent le prix de la licence.
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