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Microsoft 365 : la responsabilité partagée

Microsoft s'engage sur la disponibilité de la plateforme, pas sur la restauration de vos données après suppression ou compromission. C'est le modèle de responsabilité partagée, et il s'applique à tous les services cloud.

Quand vous utilisez Microsoft 365, vous faites confiance à Microsoft pour que le service soit disponible, que l'infrastructure tourne, que les données ne soient pas perdues à cause d'une panne de leur côté. Microsoft tient cette promesse, et c'est ce qu'il appelle son SLA de disponibilité.

Ce que Microsoft ne promet pas : restaurer un e-mail que vous avez supprimé il y a plus de 30 jours, récupérer un fichier OneDrive écrasé une fois la rétention expirée, ou reconstruire vos données après qu'un ransomware ou un accès compromis les a chiffrées ou effacées. Ces cas ne relèvent pas de la responsabilité de Microsoft, ils relèvent de la vôtre.

Que garantit vraiment le contrat Microsoft ?

Les conditions de service Microsoft distinguent explicitement la protection de l'infrastructure, qui est de leur ressort, de la protection des données métier des clients, qui est du ressort du client. Microsoft s'engage à ne pas perdre vos données par sa propre faute technique. Il ne s'engage pas à vous les rendre après une suppression d'utilisateur, une manipulation accidentelle, une attaque ciblée ou un départ d'un collaborateur qui a vidé sa boîte.

Microsoft propose des fonctionnalités de rétention natives : corbeille à 30 jours pour Exchange, corbeille à deux niveaux pour SharePoint, rétention configurée par les administrateurs via les stratégies de conformité. Ces fonctionnalités sont des outils de gouvernance et de conformité. Elles ne remplacent pas une sauvegarde au sens opérationnel : elles ne permettent pas de restaurer à un point précis dans le temps, de naviguer dans les versions d'un compte entier, ou de récupérer rapidement après un incident massif.

Les cas que les fonctionnalités natives ne couvrent pas

Un administrateur révoque les licences d'un utilisateur qui quitte l'entreprise : après la période de grâce (30 à 90 jours selon la licence), les données sont supprimées. Sans sauvegarde, elles sont irrécupérables.

Un attaquant compromet un compte administrateur et supprime des boîtes aux lettres : la suppression se propage et, si le tenant n'est pas configuré avec des politiques de rétention spécifiques, la perte peut être permanente.

Une migration ou une réorganisation d'équipe entraîne l'écrasement de fichiers SharePoint : les versions précédentes existent dans la limite de la rétention configurée, mais pas forcément au-delà. Si personne ne s'en rend compte dans le délai, la donnée est perdue.

Un ransomware chiffre les fichiers OneDrive synchronisés : Microsoft permet une restauration à un point dans le temps, mais la fenêtre est limitée et ne couvre pas tous les scénarios.

Ce que couvre Microsoft nativement, et ce qui reste votre responsabilité

  • Disponibilité et résilience de l'infrastructure : responsabilité Microsoft
  • Protection contre la perte de données par panne technique interne : responsabilité Microsoft
  • Restauration après suppression d'utilisateur ou d'e-mail au-delà de la rétention native : votre responsabilité
  • Restauration granulaire à un point précis dans le temps sur des mois ou des années : votre responsabilité
  • Protection contre la perte de données liée à une compromission de compte admin : votre responsabilité
  • Conservation longue durée pour des raisons réglementaires ou juridiques au-delà des rétentions configurables : votre responsabilité

Questions fréquentes

Microsoft Backup (la fonctionnalité native) ne suffit-il pas ?

Microsoft 365 Backup, disponible depuis 2023 et facturé à l'usage (environ 0,15 $/Go de contenu protégé et par mois), couvre Exchange Online, SharePoint et OneDrive avec une rétention pouvant aller jusqu'à un an. C'est un vrai progrès par rapport aux corbeilles natives, et pour certaines organisations ce sera un point de départ. Ses limites tiennent à trois choses. Le périmètre : Teams Chats, contacts et agendas ne sont pas couverts. La portabilité : la restauration se fait dans le même tenant Microsoft, sans export indépendant vers un autre environnement ou un format ouvert. La juridiction : les données restent chez Microsoft, dans le périmètre du Cloud Act, donc exposées à une injonction américaine. Une sauvegarde indépendante répond aux trois, car elle couvre l'ensemble des services, restaure en dehors de Microsoft, et sort vos données du champ d'une loi étrangère. Microsoft 365 Backup protège contre l'erreur ; il ne protège pas contre Microsoft lui-même.

Les stratégies de rétention Microsoft remplacent-elles une sauvegarde ?

Non. Les stratégies de rétention de conformité, gérées via Microsoft Purview, servent à conserver des données pour des raisons légales ou réglementaires, pas à restaurer vite après un incident. Les deux besoins se ressemblent de loin et divergent en pratique. Une stratégie de rétention garde une copie verrouillée d'un contenu pendant une durée fixée, mais elle ne vous donne pas une vue de l'état d'un compte à une date précise, ne se navigue pas comme un historique, et sa configuration devient complexe à l'échelle d'un tenant entier. Récupérer un élément précis y suppose souvent une recherche eDiscovery et des droits élevés. Une sauvegarde opérationnelle raisonne autrement : instantanés datés, restauration granulaire d'un e-mail, d'un fichier ou d'un compte, retour rapide au service. Rétention de conformité et sauvegarde répondent à deux questions différentes, et une organisation sérieuse a besoin des deux, pas de l'une à la place de l'autre.

Ce modèle s'applique-t-il aussi à Google Workspace ?

Oui. Google applique le même modèle de responsabilité partagée que Microsoft. Google s'engage sur la disponibilité et la résilience de l'infrastructure, pas sur la récupération de vos données après une suppression, une compromission de compte ou un départ de collaborateur dans votre périmètre. Les rétentions natives sont, là aussi, des fenêtres courtes : la corbeille Gmail conserve les messages supprimés 30 jours, et Google Drive applique une logique comparable pour les fichiers. La console d'administration autorise la restauration des données d'un utilisateur pendant une période limitée après suppression, au-delà de laquelle la perte devient définitive. Le raisonnement est identique quel que soit le fournisseur cloud : la disponibilité du service relève de l'éditeur, la protection de vos données métier relève de vous. Une sauvegarde de Google Workspace stockée hors du périmètre Google couvre la part qui vous incombe et sort vos données du Cloud Act.

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Un compte Microsoft 365, Google Workspace ou IMAP. Facturé au siège, quel que soit le volume sauvegardé.

  • Mails, fichiers, agendas et contacts
  • Snapshots datés, restauration ciblée
  • 365 jours d'historique inclus
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Machines
9 €HT / To / mois

Une VM, un serveur ou un poste, agent léger inclus. Facturé au volume.

  • Facturation au Go au-delà du premier To
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  • 365 jours d'historique inclus
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  • Facturation au Go au-delà du premier To
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  • 365 jours d'historique inclus
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